Le musée

La Déportation

 

Dès 1933, terroriser, réprimer, « rééduquer » la société allemande, sont des objectifs affichés du régime nazi. Au service de cette idéologie totalitaire, les camps de concentration constituent d’emblée un des rouages essentiels du IIIe Reich. Ils forment un système concentrationnaire dont le conflit mondial multiplie le nombre des détenus.

 

Les victimes de la répression nazie sont principalement des résistants, des politiques, des réfractaires au travail et des raflés lors de représailles, désormais déportés de toute l’Europe occupée. Dans le cadre du génocide, les Juifs, dont 74 000 partis de France, sont eux envoyés vers des centres d’extermination, pour être majoritairement assassinés dès leur arrivée.

 

42 Compagnons, dont trois femmes, ont été déportés. 12 ne sont pas revenus des camps.

France libre - Résistance intérieure - Déportation

La France libre

 

Soutenu par Winston Churchill, le général de Gaulle crée la France libre en juillet 1940 en Angleterre afin de poursuivre la guerre, libérer la France et lui rendre son rang. Avec de faibles moyens et sans reconnaissance internationale, la France libre connaît des débuts difficiles.

 

Sur le plan militaire, les Forces françaises libres (FFL), formées au départ de quelques milliers de volontaires, ne dépassent pas 60 000 personnes en 1943. C’est vers les territoires de l’Afrique française que se dirige d’abord l’effort des FFL. Le ralliement de l’Afrique équatoriale française, du Cameroun et des territoires d’Océanie donne à la France libre une assise territoriale. Les FFL qui combattent sur terre, sur mer et dans les airs se distinguent de 1940 à 1945 sur plusieurs continents en maintenant la présence de la France dans la guerre mondiale.

 

Plus de 700 compagnons de la Libération, dont 18 unités combattantes, sont issus des FFL.

La Résistance intérieure

 

La Résistance a pour origine des motivations qui varient selon chacun. C’est d’abord un refus : de la défaite alors que la guerre continue, de l’occupation de la France, de l’idéologie nazie, d’un régime -celui de Vichy- contraire aux valeurs de la République et qui collabore avec l’ennemi.

 

Ce refus s’accompagne du choix d’agir, pour ne pas subir, pour « faire quelque chose ». Cet engagement volontaire est risqué et lourd de conséquences. Il implique de transgresser la loi, parfois de rompre avec sa famille et son milieu et peut entraîner la torture, la déportation et souvent la mort.

 

Les compagnons de la Libération qui y ont pris part (plus de 300) se caractérisent par la précocité de leur action. On les trouve dans la plupart des organisations clandestines et dans la plupart des modes opératoires (renseignement, évasion, sabotage, propagande, liaison, protection, lutte armée…).

Le musée de l’ordre de la Libération a été créé en 1970 grâce à la volonté de Claude Hettier de Boislambert, compagnon de la Libération et chancelier de l’Ordre ainsi qu’au dynamisme de son épouse Odette.

 

L’association dite « Les Amis du Musée de l’Ordre de la Libération – France Libre – Résistance – Déportation » voit le jour la même année. Elle a été reconnue comme établissement d'utilité publique par décret du 22 octobre 1971. Les statuts ont été modifiés et approuvés par arrêté du ministère de l’Intérieur du 7 avril 2008 (JORF du 19 avril 2008, p. 6568).